Il
y a quelque temps j'ai fait un article sur mes bandes son favorites.
Il était temps de sortir la suite parce qu'il y a trop de séries
dans ce monde pour garder le même top 5 plus d'un mois. Donc voilà
mes dernières découvertes… Dans le premier UP,
j'avais dit je ne n’inclurai volontairement pas les séries
terminées. J'ai alors décidé ici de prendre le contre pied,
surtout parce que j'ai la fâcheuse habitude de commencer des shows
quand ils sont terminés ou simplement quand mon entourage arrête de
m'en parler H/24.
Hindsight
présente un plot plutôt standard, la meuf qui remonte dans le temps
pour changer sa vie et ne pas commettre les mêmes erreurs. Deux
alternatives possibles : soit morale ying-yang, la vie est
écrite, quoi que tu fasses, tu ne changeras pas ta destinée ;
soit une théorie que j'appelle « Destiny My A** ! »
dans laquelle tu peux tout changer, ce qui entraînera forcément des
répercussions sur tout ton entourages voire plus. Ici, on s'inscrit
dans la deuxième configuration: une jeune femme qui à la
veille de son second mariage est transportée à la veille de ses
premières noces, dans les années 90 et qui va refuser de se marier.
Je m'étendrais pas très longtemps sur la série en elle-même car
on tombe assez vite dans la mièvrerie, et ce n'en devient agréable
qu'à petite dose.
Mais
elle méritait tout de même sa place car comme vous vous en doutez
la BO est aussi colorée que le plot l'annonce : un peu kitsh,
mais du rock doucereux et des classiques indémodables. Pour les
grands noms, on citera les Cranberries, Spin Doctors, les Red Hot et
Gin blossoms qui nous mettent dans l'ambiance dès les deux premiers
épisodes et ça continue jusqu'à la fin de l'unique saison.
Remarque :
Même si l'action se passe en 1995, l'OST prend beaucoup des années
80. Mais perso, ça me dérange vraiment pas !
Bon,
comme son nom l'indique c'est l'histoire d'une famille de quatre
sorcières qui vivent à East End, qui caste entre autres Julia
Ormond et Jenna Dewan Tatum, (oui oui, celle qui est mariée à
Channing, et pas que dans sa tête comme la plupart d'entre nous,
pour de vrai !). Chacune est victime d'une malédiction. Le
scénario est plutôt prévisible à vrai dire, on fait face à tous
les clichés d'une histoire de sorcière basique: bûchés,
bannissement, vies antérieures, potions, malédictions et même des
métamorphoses animales. Mais on s'attache très rapidement aux
personnages et on arrive même a avoir une chouchoute. La mienne
c'est Ingrid, incarnée par la pétillante Rachel Boston, la
bibliothécaire un peu coincée mais courageuse avec un coté dark
qui ne demande qu'à sortir. Je vous avais prévenu question clichés…
En
ce qui concerne la BO, ça reste très electro/pop, new folk et
alternatif avec une petite touche de mystique. Des incontournables
tel que Zola Jesus, Dag För Dag, 2:54, ou PHANTOGRAM et plein de
petits nouveaux que j'ai découvert au fil des épisodes comme ma
révélation pour Donora ou Moon King.
Je
dois avouer que je n'ai pas vraiment compris l'engouement autour de
cette série, qui essaye de se rendre mystique en utilisant des
légendes et des appellations mythologiques d'ici et là, pour une
contenu qui ne tient pas vraiment la route niveau scénario. Mais à
l'annonce de l'annulation de la série plusieurs pétitions de fan
ont circulés sur le net pour rouvrir le débat d'une saison 3, sans
grand succès évidemment. J'admire néanmoins la ténacité du
fandom qui n'a rien lâché pendant environ 2ans..
Bon,
maintenant que je vous l'ai assez bien vendu (ou peut être pas...),
je peux vous avouez que j'en parle juste parce que c'est la seule
série que j'ai regardé qui a fait une scène sur Black
Magic des Magic Wands et sur The
Beautiful People de Manson (Marilyn pour les intimes) et
rien que pour ça, il fallait que je la mentionne quelque part...
Il
est inutile je pense de vous vendre cette mini-série qui à fait un
bruit pas possible, à juste titre. Pour ceux qui vivent dans une
grotte au fin fond de l'Himalaya, Roots traite d'une famille
d'esclaves sur plusieurs générations, du premier à avoir été
amené aux Etats Unis, jusqu'à l'abolition de l'esclavage en 1865.
Bien que le contexte soit loin d'être original, la manière dont la
série est réalisée, dont le scénario est monté et le réalisme
malsain des scènes (on laissera le casting de malade sur le côté)
en font un show extraordinaire.
Et
la BO n'enlève rien à la magie. En effet, ce mélange de chants
africains mystiques, de blues et de petit bouts de début de country
est saisissant. Et à contrario d'autres séries sur le même thème,
la musique est utilisée comme une actrice de la série. Elle nous
émeut, nous met en garde et nous indigne tout autant que les autres
acteurs. Elle a une place à part entière et ça, les copains, c'est
ce que j'appelle de l'art.
J'ai
très longtemps volontairement éviter cette série, qui pourtant
réunit tous ce qui m’intéresse profondément dans la vie, pour
des raisons plus qu'évidentes : elle me mettait en scène moi.
Pas moi spécifiquement mais moi entant que cliché humain. Je
m'explique :
Rae
Earl, adolescente anglaise en surpoids qui se cherche (comme tout le
monde à cette âge me direz-vous) habite dans une petite ville au
fin fond de l'Angleterre. Il serait aussi juste de mentionner qu'elle
sort d'un hôpital psychiatrique (vous comprendrez les raisons de son
internement très vite. Mais quand même, évitons les spoils). Elle
se retrouve donc à essayer de trouver sa place dans la société qui
l'entoure, au milieu de ses amis, de sa famille, de la musique, de
l'alcool et de ses séances de psy.
Du
coup, je dois vous avouer que ça faisait un peu trop écho avec ma
propre vie et j'avais peur que l'on tombe dans la dérision
(Awkward/Freaks And Geeks), dans l'extrême (Skins) ou encore dans la
morale (mais oui, vous savez, le « c'est rien t'es jeune,, ça
va s'arranger » comme dans Felicity ou Angela, 15ans) ;
chose que je n'aurais jamais permis sur le surpoids ou la dépression
chez l'adolescent. D'où mon refus profond de voir ne serait ce qu'un
épisode. Mais qu'est ce que j'avais tord ! La série est drôle,
émouvante, intelligente et surtout juste. Donc, si vous aussi vous
avez été, tout comme moi, une adolescente paumée qui ne sait pas
comment s'aimer ou aimer les autres, je vous la conseille
fortement.
En
ce qui concerne la BO, mon dieu que c'est bon ! Question de gôut
je suppose, mais pour les fans du rock anglais alternatif ou non des
années 90, c'est simplement un bonheur.
Pour
vous donner une vague idée, on tourne autour de Beck, Blur, Oasis,
Pulp, des Smiths ou encore des Stone Roses (pour vraiment n'en citer
que quelque uns). Là où ce trouvait l'évidence, personne ne l'a
jamais exploitée complètement : le symbole universel de
l'adolescence que représente le rock alternatif dans les paroles,
les thèmes ou encore les sons. Bref, I'm a HUGE fan et si vous
n’êtes pas convaincu par l'histoire, posez vous dans un pub, une
Stella Artois à la main et laissez vous porter au son mythique des
plus grands du style pour ne serait-ce qu'apercevoir un petit bout du
London Underground de la fin des années 90. Je vous jure, ça
défoule !
J'avais
commencé cette série il y a plusieurs années déjà, avec comme
raison principale le fait qu'elle soit la série favorite de mon
crush de l'époque. J'ai vite abandonné quand je me suis rendu
compte que cet intérêt était totalement à sens unique et qu'il y
avait aucun-espoir-jamais-du-tout. Bref, des raisons complètement
subjectives et stupides. Un grand homme a dit un jour (ou peut être
pas) que c'est en regardant les choix une fois bercés par les bras
du temps que l'on se rend compte qu'ils furent des erreurs (ouais je
sais, trop beau). Du coup, c'est ce que j'ai fait, et autant vous
dire que le dude avait grave raison, quelqu'il soit.
Sons
of Anarchy raconte l'histoire du « club » du même nom,
club inspiré des Hells Angels, fameux gang américain qui se ballade
en Harley. Même si l'image, le montage et le choix des plans sont, à
mon humble avis un peu bancals, le travail sur les personnages
principaux est incroyable. On se sent très vite membre du club et on
rève en secret de faire partie de la famille Teller-Morrow, famille
dirigeante du club. Outre un délice pour les yeux (hommes ou
femmes), les acteurs sont bons et vont jusqu'au bout de leurs
personnages. Leurs défauts deviennent des qualités et vice versa,
et leurs forces comme leurs faiblesses servent le scénario d'une
manière inédite.
En
ce qui concerne la BO, vous vous doutez bien que des motards tatoués
parcourant des ghettos, flingues à la main sur du Katy Perry aurait
fait un peu tâche. Du coup, on est bien sur du rock, hard rock et du
blues bien graveleux. Mais ce qui est intéressant c'est que les
musiques s'adaptent en fonction du scenario et des personnages
concernés. L'exemple le plus parlant serait probablement la saison 3
qui se déroule à moitié à Belfast sur du hard rock celtique tel
que Black 47 (oui, c'est ma saison préférée et alors?!) Ensuite ce
qui est étonnant c'est que les directeurs musicaux utilisent
énormément de reprise blues/rock de chansons super connues, ce qui
en fait la grande originalité du show. Je vous conseille donc
cette série un poil clichée mais véritablement complexe et humaine
qui mérite plus d'intérêt qu'elle n'en a vraiment eu. On aime les
aimer et on adore les détester.
Alors,
en voilà 5 « nouvelles », cet UP étant
essentiellement concentré sur des BO plutôt rock même si sont
rassemblés ici des univers bien distincts et très différents. Je
vous assure que la prochaine fois j'essayerai d'être un peu plus
globale dans mes choix de musique. N'hésitez pas à me parler de vos
BO préférées ou même de vos séries en cours, je promets de jeter
un coup d’œil une fois qu'elles seront terminées ! ;)
En
attendant le nouvel article prévu pour la fin de cette semaine, je
retourne dans ma montagne, rêver à mes actes manqués et aux bras
de mon grand gaillard en cuir qui m’emmènera sur sa Harley loin de
la merde internationale dans laquelle on baigne aujourd'hui.
A
plus, sous le bus, my friends !




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