jeudi 16 février 2017

Univers Parallèles #2

Il y a quelque temps j'ai fait un article sur mes bandes son favorites. Il était temps de sortir la suite parce qu'il y a trop de séries dans ce monde pour garder le même top 5 plus d'un mois. Donc voilà mes dernières découvertes… Dans le premier UP, j'avais dit je ne n’inclurai volontairement pas les séries terminées. J'ai alors décidé ici de prendre le contre pied, surtout parce que j'ai la fâcheuse habitude de commencer des shows quand ils sont terminés ou simplement quand mon entourage arrête de m'en parler H/24.


Hindsight présente un plot plutôt standard, la meuf qui remonte dans le temps pour changer sa vie et ne pas commettre les mêmes erreurs. Deux alternatives possibles : soit morale ying-yang, la vie est écrite, quoi que tu fasses, tu ne changeras pas ta destinée ; soit une théorie que j'appelle « Destiny My A** ! » dans laquelle tu peux tout changer, ce qui entraînera forcément des répercussions sur tout ton entourages voire plus. Ici, on s'inscrit dans la deuxième configuration: une jeune femme qui à la veille de son second mariage est transportée à la veille de ses premières noces, dans les années 90 et qui va refuser de se marier. Je m'étendrais pas très longtemps sur la série en elle-même car on tombe assez vite dans la mièvrerie, et ce n'en devient agréable qu'à petite dose.
Mais elle méritait tout de même sa place car comme vous vous en doutez la BO est aussi colorée que le plot l'annonce : un peu kitsh, mais du rock doucereux et des classiques indémodables. Pour les grands noms, on citera les Cranberries, Spin Doctors, les Red Hot et Gin blossoms qui nous mettent dans l'ambiance dès les deux premiers épisodes et ça continue jusqu'à la fin de l'unique saison.


Remarque : Même si l'action se passe en 1995, l'OST prend beaucoup des années 80. Mais perso, ça me dérange vraiment pas !


Bon, comme son nom l'indique c'est l'histoire d'une famille de quatre sorcières qui vivent à East End, qui caste entre autres Julia Ormond et Jenna Dewan Tatum, (oui oui, celle qui est mariée à Channing, et pas que dans sa tête comme la plupart d'entre nous, pour de vrai !). Chacune est victime d'une malédiction. Le scénario est plutôt prévisible à vrai dire, on fait face à tous les clichés d'une histoire de sorcière basique: bûchés, bannissement, vies antérieures, potions, malédictions et même des métamorphoses animales. Mais on s'attache très rapidement aux personnages et on arrive même a avoir une chouchoute. La mienne c'est Ingrid, incarnée par la pétillante Rachel Boston, la bibliothécaire un peu coincée mais courageuse avec un coté dark qui ne demande qu'à sortir. Je vous avais prévenu question clichés…
En ce qui concerne la BO, ça reste très electro/pop, new folk et alternatif avec une petite touche de mystique. Des incontournables tel que Zola Jesus, Dag För Dag, 2:54, ou PHANTOGRAM et plein de petits nouveaux que j'ai découvert au fil des épisodes comme ma révélation pour Donora ou Moon King.
Je dois avouer que je n'ai pas vraiment compris l'engouement autour de cette série, qui essaye de se rendre mystique en utilisant des légendes et des appellations mythologiques d'ici et là, pour une contenu qui ne tient pas vraiment la route niveau scénario. Mais à l'annonce de l'annulation de la série plusieurs pétitions de fan ont circulés sur le net pour rouvrir le débat d'une saison 3, sans grand succès évidemment. J'admire néanmoins la ténacité du fandom qui n'a rien lâché pendant environ 2ans..



Bon, maintenant que je vous l'ai assez bien vendu (ou peut être pas...), je peux vous avouez que j'en parle juste parce que c'est la seule série que j'ai regardé qui a fait une scène sur Black Magic des Magic Wands et sur The Beautiful People de Manson (Marilyn pour les intimes) et rien que pour ça, il fallait que je la mentionne quelque part...


Il est inutile je pense de vous vendre cette mini-série qui à fait un bruit pas possible, à juste titre. Pour ceux qui vivent dans une grotte au fin fond de l'Himalaya, Roots traite d'une famille d'esclaves sur plusieurs générations, du premier à avoir été amené aux Etats Unis, jusqu'à l'abolition de l'esclavage en 1865. Bien que le contexte soit loin d'être original, la manière dont la série est réalisée, dont le scénario est monté et le réalisme malsain des scènes (on laissera le casting de malade sur le côté) en font un show extraordinaire.
Et la BO n'enlève rien à la magie. En effet, ce mélange de chants africains mystiques, de blues et de petit bouts de début de country est saisissant. Et à contrario d'autres séries sur le même thème, la musique est utilisée comme une actrice de la série. Elle nous émeut, nous met en garde et nous indigne tout autant que les autres acteurs. Elle a une place à part entière et ça, les copains, c'est ce que j'appelle de l'art.


J'ai très longtemps volontairement éviter cette série, qui pourtant réunit tous ce qui m’intéresse profondément dans la vie, pour des raisons plus qu'évidentes : elle me mettait en scène moi. Pas moi spécifiquement mais moi entant que cliché humain. Je m'explique :
Rae Earl, adolescente anglaise en surpoids qui se cherche (comme tout le monde à cette âge me direz-vous) habite dans une petite ville au fin fond de l'Angleterre. Il serait aussi juste de mentionner qu'elle sort d'un hôpital psychiatrique (vous comprendrez les raisons de son internement très vite. Mais quand même, évitons les spoils). Elle se retrouve donc à essayer de trouver sa place dans la société qui l'entoure, au milieu de ses amis, de sa famille, de la musique, de l'alcool et de ses séances de psy.
Du coup, je dois vous avouer que ça faisait un peu trop écho avec ma propre vie et j'avais peur que l'on tombe dans la dérision (Awkward/Freaks And Geeks), dans l'extrême (Skins) ou encore dans la morale (mais oui, vous savez, le « c'est rien t'es jeune,, ça va s'arranger » comme dans Felicity ou Angela, 15ans) ; chose que je n'aurais jamais permis sur le surpoids ou la dépression chez l'adolescent. D'où mon refus profond de voir ne serait ce qu'un épisode. Mais qu'est ce que j'avais tord ! La série est drôle, émouvante, intelligente et surtout juste. Donc, si vous aussi vous avez été, tout comme moi, une adolescente paumée qui ne sait pas comment s'aimer ou aimer les autres, je vous la conseille fortement.  
En ce qui concerne la BO, mon dieu que c'est bon ! Question de gôut je suppose, mais pour les fans du rock anglais alternatif ou non des années 90, c'est simplement un bonheur.
Pour vous donner une vague idée, on tourne autour de Beck, Blur, Oasis, Pulp, des Smiths ou encore des Stone Roses (pour vraiment n'en citer que quelque uns). Là où ce trouvait l'évidence, personne ne l'a jamais exploitée complètement : le symbole universel de l'adolescence que représente le rock alternatif dans les paroles, les thèmes ou encore les sons. Bref, I'm a HUGE fan et si vous n’êtes pas convaincu par l'histoire, posez vous dans un pub, une Stella Artois à la main et laissez vous porter au son mythique des plus grands du style pour ne serait-ce qu'apercevoir un petit bout du London Underground de la fin des années 90. Je vous jure, ça défoule !



J'avais commencé cette série il y a plusieurs années déjà, avec comme raison principale le fait qu'elle soit la série favorite de mon crush de l'époque. J'ai vite abandonné quand je me suis rendu compte que cet intérêt était totalement à sens unique et qu'il y avait aucun-espoir-jamais-du-tout. Bref, des raisons complètement subjectives et stupides. Un grand homme a dit un jour (ou peut être pas) que c'est en regardant les choix une fois bercés par les bras du temps que l'on se rend compte qu'ils furent des erreurs (ouais je sais, trop beau). Du coup, c'est ce que j'ai fait, et autant vous dire que le dude avait grave raison, quelqu'il soit.
Sons of Anarchy raconte l'histoire du « club » du même nom, club inspiré des Hells Angels, fameux gang américain qui se ballade en Harley. Même si l'image, le montage et le choix des plans sont, à mon humble avis un peu bancals, le travail sur les personnages principaux est incroyable. On se sent très vite membre du club et on rève en secret de faire partie de la famille Teller-Morrow, famille dirigeante du club. Outre un délice pour les yeux (hommes ou femmes), les acteurs sont bons et vont jusqu'au bout de leurs personnages. Leurs défauts deviennent des qualités et vice versa, et leurs forces comme leurs faiblesses servent le scénario d'une manière inédite.
En ce qui concerne la BO, vous vous doutez bien que des motards tatoués parcourant des ghettos, flingues à la main sur du Katy Perry aurait fait un peu tâche. Du coup, on est bien sur du rock, hard rock et du blues bien graveleux. Mais ce qui est intéressant c'est que les musiques s'adaptent en fonction du scenario et des personnages concernés. L'exemple le plus parlant serait probablement la saison 3 qui se déroule à moitié à Belfast sur du hard rock celtique tel que Black 47 (oui, c'est ma saison préférée et alors?!) Ensuite ce qui est étonnant c'est que les directeurs musicaux utilisent énormément de reprise blues/rock de chansons super connues, ce qui en fait la grande originalité du show. Je vous conseille donc cette série un poil clichée mais véritablement complexe et humaine qui mérite plus d'intérêt qu'elle n'en a vraiment eu. On aime les aimer et on adore les détester.


Alors, en voilà 5 « nouvelles », cet UP étant essentiellement concentré sur des BO plutôt rock même si sont rassemblés ici des univers bien distincts et très différents. Je vous assure que la prochaine fois j'essayerai d'être un peu plus globale dans mes choix de musique. N'hésitez pas à me parler de vos BO préférées ou même de vos séries en cours, je promets de jeter un coup d’œil une fois qu'elles seront terminées ! ;)
En attendant le nouvel article prévu pour la fin de cette semaine, je retourne dans ma montagne, rêver à mes actes manqués et aux bras de mon grand gaillard en cuir qui m’emmènera sur sa Harley loin de la merde internationale dans laquelle on baigne aujourd'hui.

A plus, sous le bus, my friends !


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